Renault détrône Stellantis : ce que le nouveau numéro 1 du marché français change pour le leasing

Publié par Vincent le • Mis à jour le 21 janvier 2026
En 2025, le marché automobile français recule d’environ 5 pour cent, à 1,63 million de voitures particulières, mais cette année marque surtout un basculement historique : Renault prend la première place devant Stellantis. Selon les données de la Fédération des industries des équipements pour véhicules et de la Plateforme automobile, Renault, Dacia et Alpine atteignent ensemble 26,4% de part de marché, contre 25,8% pour les marques de Stellantis. Ce changement de leader ne se limite pas à un symbole, il a des conséquences concrètes sur les offres de location longue durée (LLD) et de location avec option d’achat (LOA), tant pour les particuliers que pour les entreprises.

Comment Renault a pris la main sur Stellantis

Des parts de marché qui basculent

Les chiffres publiés par la Fédération des industries des équipements pour véhicules indiquent que le groupe Renault progresse de 1,2% en 2025, avec une part de marché de 25,2% à 26,4%, quand Stellantis recule de 7% pour tomber à environ 25,8%. L’argus confirme ce mouvement en rappelant que Renault, Dacia et Alpine cumulent 430 221 livraisons de voitures particulières, devant les 420 871 unités des marques Stellantis. Cette bascule intervient alors que le marché global reste très déprimé, avec environ 580 000 voitures neuves de moins qu’en 2019, ce qui accentue la visibilité du succès relatif de Renault. Pour Stellantis, les dirigeants parlent d’une année de reconstruction, avec des volumes encore en retrait de près de la moitié par rapport à 2019 et un effort particulier sur la remise à niveau du réseau et des motorisations.

Un portefeuille de modèles mieux aligné sur la demande

Renault doit cette avance à une gamme très bien positionnée sur les segments porteurs : la Clio domine largement les ventes, la Dacia Sandero reste un pilier sur le prix d’accès et la Renault 5 électrique s’impose rapidement sur le marché des citadines à batterie. L’argus souligne que Renault s’impose sur les principales énergies, la Clio étant à la fois en tête des ventes essence, hybrides et même en diesel devant les SUV de Stellantis.
En face, Stellantis souffre d’un recul marqué de Peugeot, d’une performance seulement mitigée de Citroën pour la partie entrée de gamme et d’une transition plus heurtée vers l’électrification sur certains segments clés. Cela se traduit par une pression accrue sur les remises et les plans de soutien aux concessions, avec des impacts directs sur les politiques de leasing.

Ce que cela change pour les offres de leasing des particuliers

Des offres Renault plus visibles et plus agressives

Le nouveau leadership de Renault renforce la présence de ses modèles dans les catalogues de leasing, que ce soit en location longue durée ou en location avec option d’achat. Le volume important de Clio, Captur, Sandero et Renault 5 donne aux organismes de financement une meilleure visibilité sur la valeur résiduelle, ce qui permet de proposer des loyers plus compétitifs et des conditions de restitution mieux maîtrisées.
Pour un particulier, cela se traduit par une abondance d’offres promotionnelles sur des durées de trois à quatre ans, souvent avec entretien et assistance inclus, notamment sur la Clio hybride et la Renault 5 électrique, qui sont centrales dans la stratégie multi‑énergies du groupe. La puissance commerciale du réseau Renault fixe aussi un référentiel de prix qui pousse les concurrents à s’aligner, ce qui bénéficie aux clients en quête du meilleur rapport prestation et loyer mensuel.

Stellantis obligé de se battre sur les loyers et la valeur résiduelle

Le recul relatif de Stellantis ne signifie pas un désengagement du leasing, bien au contraire. Pour défendre ses parts de marché, le groupe a recours à des campagnes de location longue durée et de location avec option d’achat très offensives sur des modèles comme la Peugeot 208, le Peugeot 2008 ou la Citroën C3.
Cette stratégie implique parfois des valeurs résiduelles projetées plus optimistes pour contenir les loyers mensuels, ce qui peut être intéressant pour le client, mais nécessite de bien examiner les conditions de restitution, les kilométrages inclus et les frais en fin de contrat. Dans ce nouveau paysage, un comparateur spécialisé permet de mettre en regard des offres Renault réputées solides en valeur résiduelle et des offres Stellantis plus agressives en prix, afin d’identifier le véritable coût d’usage.

Flottes d’entreprise et marché de l’électrique : une concurrence repositionnée

Renault renforce sa position sur les flottes grâce à une stratégie multi‑énergies cohérente, qui couvre voitures particulières et utilitaires, thermiques, hybrides et électriques, ce qui le rend très attractif en location longue durée pour les entreprises soumises à des objectifs de réduction d’émissions. Les catalogues des loueurs s’orientent naturellement vers ses modèles phares, avec des valeurs résiduelles mieux maîtrisées et des coûts de maintenance optimisés, ce qui facilite le pilotage du budget de parc. Stellantis conserve toutefois un avantage important sur les véhicules utilitaires, notamment les versions électriques, et demeure incontournable pour les métiers de livraison ou d’intervention qui basculent vers le zéro émission. La rivalité entre les deux groupes se déplace donc sur le terrain des offres de leasing aux flottes, où chacun cherche à verrouiller des volumes en combinant loyers compétitifs, services et accompagnement de la transition énergétique. Pour les responsables de parc, cette concurrence repositionnée est une opportunité de renégocier plus finement contrats, mix de motorisations et services associés.

Conclusion

En devenant numéro 1 du marché français des voitures particulières en 2025, Renault change l’équilibre de forces et se place en position de fixer le tempo des offres de leasing, grâce à des modèles à forte diffusion et une stratégie multi‑énergies très lisible. Stellantis conserve une puissance de feu importante, notamment sur les utilitaires et sur certains segments électriques, mais doit désormais se montrer plus agressif sur les loyers et les services associés pour ne pas perdre davantage de terrain. Pour les clients, particuliers comme entreprises, cette nouvelle donne est une opportunité : comparer systématiquement les propositions de location longue durée et de location avec option d’achat entre les deux groupes devient un excellent moyen d’optimiser budget, motorisation et niveau de service.